La Lune
"La lune, elle est là!", écriai-je
Content de la voir à nouveau.
Je l'avais aperçu il y a deux jours,
Mais elle semble aujourd'hui, non, cette nuit
Encore plus blanche que la dernière fois
Encore plus ronde que la dernière fois
Encore plus fantastique que la dernière fois
Comment un simple rond suspendu dans le noir
Peut-il dégager autant de poésie?
Comment ce simple rond de lumière
Arrive-t-il tant à se démarquer de la nuit?
"Ma lune, je te remercie de bien vouloir
Dormir avec moi cette nuit."
Je me dis parfois que c'est idiot
De remercier la lune, de lui parler,
Et puis je la voie, et elle me donne tant de mots!
"Un pétale de fleur de cerisier frôle ma main"
"Histoires de quatre Carpes Koi"
"Nuage sombre qui éclaire un ciel pensif"
"Ma lune, non, Chère Lune,
A bientôt, surtout ne m'oublie jamais.
Oh! Waw...Quel magnifique voile blanc
Et léger autour de toi splendide Lune!
Non, non, ne l'enlève pas,
N'enlève pas ton voile tout de suite!
Si je puis me permettre Chère Lune tu es ravissante,
Encore plus blanche
Encore plus ronde
Encore plus fantastique
Encore plus poétique
Tu joue avec la nuit, tu t'amuses
De la voir vouloir te cacher comme un trésor,
Tu n'es pas un un trésor que l'on cache,
Tu es de ceux qui se montrent et s'admirent.
Ton voile est déchiré en deux,
Mais bientôt il retrouve son unité,
Rien ne semble te troubler,
Maintenant je vais vraiment dormir,
Mais s'il te plaît, Chère Lune, ne m'oublie jamais.
Ton voile peine à te protéger de la nuit,
Il diminue et ses bords roussissent,
Surtout n'aie crainte: Je ne vais pas t'oublier"